• Le traitement peut engendrer des effets secondaires (forte fièvre, dépression...). Le patient doit donc être particulièrement bien entouré et suivi, car le bon résultat du traitement nécessite qu'il soit pris régulièrement.
  • La guérison signifie que les virus sont détruits, que le foie arrête de "s'altérer". Il existe même parfois une involution de la fibrose (surtout si le traitement est donné dans les premiers stades de la maladie). Il faut attendre en moyenne six mois après l'arrêt du traitement pour s'assurer que le virus a complètement disparu.
  • Dans les formes fulminantes : le traitement se fait en service de réanimation, contre l'insuffisance hépatique , avec parfois greffe de foie.
  • Surveillance

    Pour une personne traitée :

    • La personne est suivie très régulièrement. La surveillance comporte - entre autres - une numération formule sanguine , un dosage de la TSH et de l'uricémie .
    • Ces examens permettent de modifier et d'adapter les posologies.
    • La réponse du traitement est vérifiée par le retour à la normale des transaminases et la négativation de l'ARN viral mesurée par PCR.
    • On peut aussi suivre l'état de santé du foie, par une biopsie ou des tests d'évaluation de la fibrose hépatique.

    Si la personne ne nécessite aucun traitement (malgré l'infection virale, il n'existe pas d'hépatite chronique), un bilan de surveillance 1 ou 2 fois par an suffit. Mais cette surveillance est indispensable. On ne fait de biopsie du foie que si les transaminases s'élèvent.

    La prévention

    • Le dépistage des donneurs de sang, le chauffage des produits dérivés du sang.
    • Détection des anticorps anti VHC pour le dépistage par une simple prise de sang.
    • Dépistage des sujets à risque. C'est-à-dire toutes personnes ayant eu une : transfusion avant 1992 ; une consommation de drogues (même il y a longtemps) par sniff ou injection ; une grosse intervention chirurgicale ; un partenaire ou un proche dans la famille porteur du virus de l'hépatite C ; un piercing ou un tatouage; des examens médicaux ou un traitement pas acupuncture.
    • Prévention du risque d'infection nosocomiale à l'hôpital.
    • Campagnes d'informations chez les usagers de drogues.

    La "collaboration" VIH-hépatite C

    • On sait que plus de 220.000 personnes en France sont porteuses chroniques du VHC. Parallèlement 150.000 personnes sont atteintes par le VIH. Or comme le sang est un mode de transmission commun à ces deux virus, plusieurs milliers de personnes sont infectées par les deux virus en même temps.
    • En l'absence de traitement, l'hépatite C peut entraîner une cirrhose qui va se développer lentement et sans le moindre signe apparent. Mais lorsqu'une personne est atteinte par le VIH et le VHC, l'évolution vers la cirrhose est accélérée. D'où la nécessité de lutter contre les deux infections en simultané par un traitement commun.
    • La double infection hépatite et sida complique la prise en charge du patient car chacune des deux maladies a tendance à accélérer le développement de l'autre. Les deux traitements ne sont pas incompatibles, mais il faut une étroite surveillance pour organiser les thérapies de manière optimale.
    • Les voies de recherche publiées en janvier 2005 font état d'une nette supériorité de la bithérapie peg-interféron alpha 2b + ribavirine par rapport à la bithérapie interféron standard (pegylé) + ribavirine. En 2008, des essais thérapeutiques sont conduits pour optimiser les traitements chez des patients co-infectés (VIH e VHC) avec des doses fortes d'interféron et de ribavirine.

    En pratique

    Si vous êtes atteint par le VHC, certaines précautions sont indispensables :

    • Pas de régime alimentaire précis. En cas d'excès de poids, une limitation de l'alimentation est conseillée car cela améliore la réponse au traitement.
    • L'alcool est à proscrire, car il aggrave la cirrhose et augmente l'activité virale.
    • Le risque de transmission du VHC par voie sexuelle est très faible. Toutefois les relations pendant les règles ou en cas de lésion des organes sexuels doivent être évitées car la transmission est possible s'il n'y a pas utilisation de préservatif. Le préservatif est indispensable en cas de partenaires sexuels multiples.
    • Chacun doit aussi absolument utiliser sa brosse à dents personnelle.
    • Le risque de transmission du VHC de la mère à l'enfant n'est possible que si la mère a une charge virale (risque de 5%). En cas de co-infection VIH-VHC (collaboration entre les 2 virus), le risque passe à 20%. La grossesse n'est pas contre-indiquée chez la femme atteinte d'hépatite C chronique.
    • En ce qui concerne la vie sociale, l'entourage ne risque rien.
    • Il est indispensable de prévenir tout personnel de santé (dentiste, infirmier...) de votre atteinte par le VHC de façon à ce qu'il prenne les précautions d'usage au cours de son exercice.

    Numéros utiles

    Bibliographie

    • Conférence de consensus hépatite C-dépistage et traitement. ANAES 16 et 17 Janvier 1997.
    • Conférence de consensus traitement de l'hépatite C. Février 2002.
    • Recommandations du comité d'experts : ANAES Janvier 2001.
    • Rapport INSERM Hépatite C transmission nosocomiale Juin 2003.
    • Epidémiologie de l'hépatite C Desenclos JC. revue du Praticien 2000.
    • BEH 51-52/25 décembre 2007.
    <<< Lire le début du sujet - Hépatite C  


    Vos témoignages

    MOHAMED ACHOUI
    Risque de rechute d'une hépatite C
    03/05/2012 15:42:55


    Bonjour, j'étais atteint d'une hépatite c génotype 1 chronique depuis 30/09/2006. j'ai commencé le traitement pendant 184 semaines (après 2 rechutes). Suite à l'arrêt du traitement de Revabine...

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    Alors que  plus de 3 millions d'Américains vivent avec une hépatite chronique C et que chaque année, des milliers d'Américains meurent d'un cancer du foie ou d'une maladie hépatite chronique, les Centers for Disease Control (CDC) ont décidé de faire face à l'épidémie silencieuse. Cette année, le 19 mai, à l'occasion d'une journée baptisée « Hepatitis Testing Day », les CDC recommandent à tous les baby-boomers âgés de 47 à 67 ans de se faire dépister. En effet, jusqu'à 75% des Américains atteints d'hépatite virale chronique ne savent pas qu'ils sont infectés.
    source : http://www.santelog.com/news/VIH-sida-VHC/hepatite-c-tous-les-baby-boomers-americains-appeles-au-depistage_8315.htm