C'est une maladie inflammatoire d'origine auto-immune dont la cause est inconnue. Auto-imune signifie que l'organisme développe des anticorps contre lui-même.

  • Elle touche beaucoup d'organes.
  • Plus particulièrement les femmes (5 femmes pour 1 homme).
  • Majoritairement dans une fourchette d'âge de 20 à 40 ans.

À lire auparavant :

Les maladies auto-immunes

Ce qui se passe :

On classe cette affection parmi les maladies auto-immunes en raison :

  • De la présence d'anticorps spécifiques qui sont dirigés contre les noyaux des cellules. ces anticorps sont donc appelés "anti-nucléaires" pour cette raison. C'est leur mise en évidence qui fait le diagnostic de la maladie.
  • Il existe également un déficit congénital d'enzymes spécifiques intervenant dans la destruction des antigènes (pour être précis le déficit porte sur deux composants particuliers appelés C3 et C4 et qui n'intéressent qu'une fraction de cette enzyme : le complément. C'est ennuyeux à retenir, mais cela permet de comprendre l'enquête diagnostic du médecin qui se fera sur la recherche des ces éléments, ce que nous verrons plus loin).

En clair au cours de cette maladie :

  • Non seulement l'organisme se retourne contre certains de ces défenseurs (comme les HLA) parce qu'ils ne sont pas conformes.
  • Mais qui plus est, il présente certaines faiblesses immunitaires (déficit congénital de ses fameuses enzymes) pour lutter correctement contre les antigènes en général.

Les deux formes de lupus

Il existe deux formes de lupus :

  • Le lupus érythémateux chronique, constitué de plaques rouges couvertes de squames un peu rugueuses.
  • Le lupus érythémateux disséminé (ou systémique) qui touche différents organes

Lupus érythémateux chronique

  • On l'appelle aussi lupus discoïde. Les plaques rouges recouvertes de squames sont localisées sur le visage et les zones de peau soumises au soleil. Le soleil est d'ailleurs un facteur déclenchant des poussées.
  • Elles ne provoquent ni douleurs ni démangeaisons.
  • Généralement les lésions se limitent à la peau et n'entraînent pas de passage à la forme disséminée.
  • L'examen clinique suffit généralement au diagnostic, avec parfois la nécessité de faire une biopsie et de rechercher les anticorps antinucléaires à la jonction entre l'épiderme et le derme.
  • L'évolution est sans gravité. Toutefois des cicatrices un peu inesthétiques sur le visage peuvent persister dans certains cas.
  • Le traitement repose sur les anti-paludéens de synthèse donnés en comprimés. L'application de corticoïdes locaux permet de diminuer les poussées. Il est absolument indispensable de prévoir des crèmes solaires pour se protéger du soleil.

Le lupus érythémateux disséminé

Il touche de nombreux organes dont la peau. L'aspect en "loup" caractéristique (arête du nez, pommettes, mais respectant le pourtour des yeux) que donne l'éruption cutanée, n'apparaît que dans 20% des cas.

Il résulte de l'atteinte de ces divers organes un désordre général qui se traduit par des symptômes extrêmement variés en fonction des organes atteints (où se déroulent cette lutte antigène-anticorps) et qui varient d'un malade à l'autre ce qui peut faire que le diagnostic mette un certain temps à être porté :

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