| L'information ci-dessous apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical. |
Corticothérapie au long cours |
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La corticothérapie au long cours consiste à administrer des doses plus ou moins importantes durant une période supérieure à quelques jours. IndicationsGrâce à ces traitements on parvient à stabiliser de très nombreuses maladies qui ont toutes pour caractéristiques d'entraîner une inflammation générale d'un ou plusieurs tissu, et d'être chroniques ou d'évolution prolongée. Le rôle de ces corticoïdes va être de diminuer nettement l'inflammation. Voici les principales indications :
Les effets secondairesCe sont ceux des corticoïdes d'une manière générale :
- Agressivité vis à vis de l'estomac qui les contre-indiquent en cas d'ulcère gastro-duodénal .
- Amincissement de la peau qui devient moins élastique, à l'origine de vergetures .
- Fragilisation des os, en particulier lors des corticothérapies au long cours : les corticoïdes diminuent la rame protéique de l'os, ce qui fait que le calcium libre est éliminé dans les urines. La conséquence est une ostéoporose avec le risque de tassement vertébral ou de fractures.
- Fonte musculaire : c'est ce qu'on appelle l'amyotrophie liée aux corticoïdes.
- Rétention d'eau à l'origine d'oedèmes. C'est pourquoi on évite de manger salé.
- Fuite de potassium dans les urines pouvant être à l'origine de crampes.
- Augmentation de la glycémie qui peut décompenser un diabète latent ou carrément l'aggraver.
- Modification de la répartition des graisses : c'est la bosse de bison des personnes sous corticothérapie au long cours : épaississement du cou, augmentation du tour de taille et amaigrissement des jambes. C'est aspect est typique du syndrome de Cushing qui est l'une des conséquence des corticothérapies de longue durée.
- Aggravation des infections si un traitement antibiotique n'y est pas associé. C'est pourquoi, il ne faut par principe jamais s'automédiquer avec des corticoïdes, car c'est le médecin qui peut être certain qu'il n'y a pas une infection qui traîne.
- Diminution des défenses immunitaires : certaines maladies virales comme le zona ou l'herpès en évolution sont une contre-indication absolue aux corticoïdes.
- Petits effets qui ont leurs bons côtés (euphorie) et leurs mauvais côtés (insomnie, agitation).
La corticodépendance
- Le problème de la dépendance est un effet rebond, c'est à dire une reprise des signes si la décroissance du traitement ne se fait pas peu à peu et sur plusieurs semaines ou mois, le temps que l'organisme s'habitue au sevrage.
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