Les signes dépendent du mécanisme en cause :

  • La glycémie très élevée en permanence provoque une soif intense, une perte de poids rapide (1Kg/jour), et une fatigue importante. On parle de coma hyperosmolaire.
  • L'acido-cétose entraîne une perte d'appétit, avec lourdeur d'estomac, nausées, vomissement, essoufflement et apathie. Ces signes annoncent un coma acido-cétosique (rare dans le cas du diabète de type 2).
  • Le sang devient très acide, à cause de l'insuffisance rénale dû à la glomérulopathie. Elle est précédée par des douleurs abdominales violentes, des crampes, une fatigue extrême, un essoufflement et une angoisse. On parle d'acidose lactique.

Le diagnostic

La définition communément retenue (2006) est la suivante :

  • Doit être considéré comme diabétique, toute personne qui à 2 reprises a présenté une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/l. Toutefois ce seul critère n'est pas suffisant pour mettre en route un traitement par médicaments. Le dosage de l'hémoglobine glyquée et l'hyperglycémie provoquée ne sont pas utiles pour poser le diagnostic.
  • Pour une glycémie à jeun comprise entre 1,10 et 1,26 g/l, la personne est dite "porteuse d'une anomalie de la glycémie à jeun". On appelle également cela "syndrome dysmétabolique".
  • La glycémie doit être effectuée véritablement à jeun, le matin, après 10 à 12 heures sans manger, par un laboratoire d'analyse médicale, sur du sang veineux par prise de sang. Cela exclut donc les glycémies effectuées par piqûre au bout du doigt et mesuré par des bandelettes, qui reste alors un examen de dépistage seulement.

La glycémie doit être interprétée en fonction de l'âge et en l'absence de grossesse en cours. A titre indicatif :

Vous avez Glycémie à jeun Glycémie après le repas de midi
20-30 ans <1,00 g/l <1,30-1,40 g/l
30-40 ans <1,00 g/l <1,30-1,40 g/l
40-50 ans <1,10 g/l <1,40-1,50 g/l
50-65 ans <1,10 g/l 1,50-1,60 g/l
Plus de 65 ans <1,26 g/l 1,70-1,80 g/l


Les facteurs de risque de diabète

Les facteurs de risque sont des caractéristiques de la personne qui doivent l'amener à se faire dépister.

  • L'existence d'un diabète chez les parents.
  • Le surpoids (Indice de masse corporelle supérieure à 27)
  • La sédentarité
  • Un diabète apparu durant la grossesse
  • Le fait pour une femme d'avoir eu un enfant de fort poids de naissance (supérieur à 4 Kg)
  • Une tension supérieure à 14/9, considérée chez le diabétique comme une hypertension artérielle
  • Un traitement par certains médicaments : diurétiques thiazidiques ou bêta-bloquants.
  • Une hypertriglycéridémie (supérieure à 2 g/l).
Deux de ces signes chez une personne de plus de 40 ans impose un dépistage. Il est à noter également que le diabète est en lui-même un facteur de risque cardiovasculaire.

Le bilan

Le médecin va rechercher d'une part les facteurs de risque cardiovasculaires et autres, et d'autre part vérifier l'atteinte éventuelle des organes "cibles", c'est à dire des organes susceptibles d'avoir été atteints par un diabète latent passé inaperçu pendant des années.

Recherche des facteurs de risque cardiovasculaires

  • L'âge (supérieur à 50 ans chez l'homme et supérieur à 60 ans chez la femme)
  • Les antécédents familiaux d'accident vasculaire : infarctus du myocarde ou mort subite avant 55 ans chez le père ou chez un oncle ; infarctus du myocarde ou mort subite avant 65 ans chez la mère ou chez une tante.
  • Antécédents d'accident vasculaire cérébral dans la famille avant 45 ans.
  • Tabagisme (actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans)
  • Hypertension artérielle
  • HDL-cholestérol inférieur ou égal à 0,4 g/l quel que soit le sexe.
  • LDL-cholestérol supérieur à 1,6 g/l quel que soit le sexe
  • Microalbuminurie supérieure à 30 mg/24 heures.

Autres facteurs de risque

  • Obésité : un périmètre abdominal supérieur à 102 cm chez l'homme et 88 cm chez la femme. Autre critère : un indice de masse corporelle supérieur à 30.
  • La sédentarité , c'est à dire moins de 30 mn d'exercice 3 fois par semaine)
  • La consommation excessive d'alcool, soit plus de 3 verres de vin par jour chez l'homme et plus de 2 verres par jour chez la femme.
  • Le médecin par ailleurs prend en compte l'activité professionnelle, les problèmes psychologiques éventuels, une alimentation désordonnée ou déséquilibrée, les problèmes familiaux ou personnels qui peuvent influer sur le stress et la qualité de vie de la personne.

L'atteinte des organes cibles

  • Le médecin recherche tout type de complication ou d'atteinte touchant les reins, le coeur, les yeux, la peau, les nerfs ou le système nerveux.
  • Ce bilan peut nécessiter plusieurs consultations chez le médecin, voire des consultations chez des spécialistes.

Les particularités du diabète non insulino-dépendant (DNID)

Plusieurs facteurs

En dehors de quelques formes familiales héréditaires de diabète, le DNID est dû à la conjonction de plusieurs éléments :

  • une susceptibilité de la personne au diabète, liée à des gènes qui s'expriment avec le vieillissement
  • une alimentation trop riche en sucres rapides (sucre, pâtisseries...) et trop riches en en graisses saturées
  • La sédentarité

Le prédiabète

  • Ce diabète est précédé par une période de 10 ou 20 ans (on appelle cela le prédiabète) au cours de laquelle la fabrication d'insuline par le pancréas est très augmentée. Cette fabrication d'insuline est déclenchée par la quantité de glucose circulant dans le sang. Au cours du prédiabète, la cellule va être trop réactive, c'est à dire qu'elle va déclencher une secrétion d'insuline très importante pour des taux de glucoses somme toute assez faibles.
  • Tout se passe alors comme si la cellule pancréatique, initialement très sensible au glucose au cours du prédiabète, devenait peu à peu résistante, et devienne incapable de fabriquer de l'insuline. Pour donner une image, on pourrait dire que ces 20 années à fabriquer de l'insuline un peu à tort et à travers avaient "fatigué" la cellule pancréatique.
  • Au bout de ces 20 ans de prédiabète, l'organisme ne pourra plus fournir suffisamment d'insuline, le glucose s'accumule dans le sang : c'est le diabète non insulino-dépendant.
<<< Lire le début du sujet - Diabète de type 2 (non insulino-dépendant - DNID)  


Vos témoignages

Clueless
Diabète et régime alimentaire
17/05/2012 13:32:11


Il est généralement conseillé aux personnes atteintes de diabète de type 2 de suivre un régime alimentaire faible en graisses, pour contribuer à la perte de poids. Mais cette étude menée à...

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Diabète de type 2 (non insulino-dépendant - DNID) - dernières actualités

14/05/2012 DIABÈTE: Régime faible en glucides et riche en graisses, meilleur contrôle glycémique - Diabetologia
On conseille généralement aux personnes atteintes de diabète de type 2 de suivre un régime alimentaire faible en graisses, pour contribuer à la perte de poids. Mais cette étude menée à l'Université de Linköping (Suède) et publiée dans la revue Diabetologia, montre qu'un régime riche en hydrates de carbone et en matières grasses a un effet plus réducteur sur les niveaux de glycémie et de lipidémie, qu'un régime appauvri en graisses.
source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-diabete-a-regime-faible-en-glucides-et-riche-en-graisses-meilleur-controle-glycemique_8270.htm