Définition

  • Le diabète de type 2 ou non insulino-dépendant est une augmentation anormale du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie), non due à un défaut de secrétion d'insuline, d'où son nom de DNID (Diabète Non Insulino-Dépendant).
  • Ce diabète s'oppose au diabète insulino-dépendant (DID) qui est lié à un manque de fabrication d'insuline par le pancréas .

À lire auparavant

Comprendre le diabète

Mécanisme de la maladie

C'est une forme de diabète qui survient chez les personnes de plus de 40 ans en général et présentant un surpoids ou en ayant présenté un.

Pendant les 30 ou 40 premières années de sa vie, la sécrétion d'insuline a été normale, voire importante. Ensuite est survenue une insensibilité de ses cellules à l'insuline. L'hyperglycémie permanente qu'entraîne cette insensibilité à l'insuline freine la fabrication de celle-ci par le pancréas , ce qui finit par aboutir parfois à un diabète insulino-dépendant.

La cause première est une "insulinorésistance", c'est à dire une résistance que certaines cellules de l'organisme opposent à l'insuline. L'un des rôles de l'insuline étant de prélever le glucose dans le sang pour le faire pénétrer dans les cellules de l'organisme, on comprend que celui-ci reste à l'extérieur de la cellule.

Chez le sujet normal

Toutes les cellules du corps fonctionnent avec du glucose. Celui-ci est fourni d'abord par l'alimentation, et ensuite par le foie (en dehors des repas et durant la nuit). Il est acheminé par le sang vers les cellules qui en ont besoin. Pour pénétrer dans celles-ci, le glucose a besoin de l'aide d'une hormone fabriquée par le pancréas : c'est l'insuline. Celle-ci prélève le glucose circulant dans le sang (ce qui fait donc baisser la glycémie) et le fait pénétrer dans les cellules qui pourront l'utiliser comme carburant. C'est le fonctionnement normal

Chez la personne diabétique

Dans le diabète de type 2, les cellules deviennent peu à peu résistantes à l'action de l'insuline qui ne peut plus jouer son rôle habituel. Cela a 3 conséquences : d'abord le glucose n'étant pas prélevé par l'insuline reste dans le sang, ce qui provoque une hyperglycémie. Ensuite, ce glucose en excès dans le sang est éliminé dans les urines : c'est la glycosurie. Enfin, la cellule va manquer de glucose pour fonctionner et va devoir en fabriquer autrement. Chacun de ces phénomènes aura sur l'ensemble de l'organisme, des conséquences à bas bruit qui mettront entre 9 et 12 ans pour se manifester : c'est le prédiabète.

Conséquences

Première conséquence : le glucose reste dans le sang et créé des lésions

Le glucose perturbe la circulation du sang dans certains organes (rétine et reins) et provoque une « microangiopathie ».

  • La rétine est atteinte progressivement (rétinopathie ) : d'abord par un oédème responsable d'une vision floue, puis hémorragies (voile rouge devant les yeux). La répétition de ces accidents peut être responsable d'une baisse importante de la vision.
  • Au niveau des reins, l'atteinte des petits vaisseaux provoque une glomérulopathie (atteinte des petites unités de filtration du rein) qui va perturber fortement la nature des urines émises. Le risque est l'installation d'une hypertension artérielle , d'un syndrome néphrotique et à terme d'une insuffisance rénale .
  • Le glucose perturbe la circulation dans les grosses artères (cerveau, coeur, jambes et provoque une « macroangiopathie ». Le coeur se fatigue (c'est l'insuffisance cardiaque ,) et le sang circule moins bien dans les coronaires qui peuvent alors se boucher (c'est l'infarctus du myocarde ).
  • Au niveau des artères du cerveau, le même phénomène peut provoquer un accident vasculaire cérébral .
  • Quant aux artères des jambes, elles sont soumises au risque d'artérite des membres inférieurs , avec son accident majeur qui est la gangrène des pieds laquelle peut nécessiter une amputation des orteils, voire du pied.
  • Les nerfs sont atteints eux aussi (neuropathie ) par cet excès de glucose. Les conséquences sont diverses : diminution de perception de la douleur, paralysies qui sont sources de traumatismes par chutes ou chocs, en particulier au niveau des pieds.
  • Les pieds (mal perforant plantaire ) sont vulnérables à cause de l'artérite, des blessures dues à la perte de sensibilité, et des infections qui sont fréquentes chez le diabétique.
  • Des problèmes d'impuissance , sont également la conséquence de cette atteinte des petits vaisseaux.

Deuxième conséquence : le glucose en excès dans le sang va passer dans les urines

  • C'est ce qu'on appelle la glycosurie . Les urines ne renferment jamais de sucre à l'état normal.
  • Chez le diabétique les urines deviennent sucrées, ce qui favorise le développement de microbes, responsables d'infections urinaires , les unes bénignes comme les cystites , les autres plus sérieuses comme les pyélonéphrites .
  • Les reins, déjà fragilisés par la microangiopathie, peuvent subir des atteintes irréversibles menant vers l'insuffisance rénale.

Troisième conséquence : manque de glucose dans les cellules

  • Les cellules manquant de glucose (à cause de l'incapacité de l'insuline à leur en fournir) vont en fabriquer autrement, à partir des graisses de l'organisme.
  • Cette fabrication de glucose se fait au prix de la production de déchets (les corps cétoniques, et parmi eux, l'acétone et d'une acidification du sang. C'est l'acido-cétose. Le risque majeur, peu fréquent malgré tout chez le diabétique non insulino-dépendant, est le coma acidocétosique .

Les signes révélateurs

Le diabète de type 2 peut se révéler discrètement ou bruyamment, selon le degré d'évolution de la maladie, le terrain de chacun et les circonstances.

Les signes discrets

  • Pour diluer ce glucose en excès dans le sang, un réflexe de soif se met en place, ce qui a pour effet une envie fréquente de boire (jour et nuit) et par conséquent une augmentation importante du volume des urines pouvant obliger la personne se lever la nuit pour uriner.
  • La surcharge en sucre du sang et des urines va favoriser les infections (furoncles , infections urinaires , mycoses des plis au niveau des organes génitaux)
  • Une fatigue s'installe puisque les cellules (musculaires en particulier) manquent de glucose.

Les signes aigus : les comas

Il s'agit plus de malaises importants avec diminution de la vigilance que de véritables comas brutaux.

>>> Lire la suite du sujet - Diabète de type 2 (non insulino-dépendant - DNID)  

Vos témoignages

Clueless
Diabète et régime alimentaire
17/05/2012 13:32:11


Il est généralement conseillé aux personnes atteintes de diabète de type 2 de suivre un régime alimentaire faible en graisses, pour contribuer à la perte de poids. Mais cette étude menée à...

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