Définition

  • C'est une tumeur maligne qui se développe dans la paroi du colon .
  • La continuité du colon avec le rectum fait que l'on parle également de cancer colo-rectal.
  • C'est un cancer qui reste longtemps silencieux et ne donne aucun symptôme. Plus il est dépisté à un stade précoce, plus on augmente les chances de le guérir. Le dépistage organisé permet de diminuer la mortalité.

Epidémiologie

  • C'est (après le cancer du poumon et le cancer du sein) le plus fréquent des cancers en France (17.000 décès par an).
  • Mais c'est le cancer le plus mortel après le cancer du poumon.
  • Il apparaît 37.000 nouveaux cas de cancer colorectal (côlon et rectum) dont 65% sont des cancers localisés au seul côlon.
  • Environ 40 % des cancers colo-rectaux touchent le rectum et 60 % le côlon. La loicalisation la plus fréquente est la dernière partie du colon : le sigmoïde, située juste avant le rectum.
  • En France, le cancer du colon et celui du rectum (appelés cancers colorectaux) touchent 5 % de la population.
  • Il atteint plus l'homme (entre 25 et 46 hommes sur 100.000) que la femme (17 à 28 femmes pour 100.000).Il représente le deuxième cancer chez la femme et le troisième chez l'homme.
  • L'âge moyen du diagnostic est de 70 ans chez l'homme, 72 ans chez la femme.
  • Cette tumeur est d'autant plus fréquente que l'on est âgé. En effet, les cancers du colon avant 50 ans ne représentent que 6% des personnes atteintes.
  • Dans le monde, il survient plus de 940 000 nouveaux cas de cancers colorectaux chaque année. surviennent chaque année dans le monde.
  • Dans le monde il existe des pays peu atteints (Chine, Inde, Afrique) et des régions à haut risque, les pays occidentaux (France, Europe de l'Ouest, USA, Australie). Le mode vie et l'alimentation sont donc sans doute en cause, puisque certains pays comme le Japon à force de s'occidentaliser ont de plus en plus de cancers de ce type.

Ce qu'il faut savoir

  • La plupart des cancers du colon (60 à 80 %) proviennent de la dégénérescence d'une lésion préexistante (polype du colon , tumeur villeuse).
  • 2,5% des adénomes deviendront des cancers. Un adénome dégénère dans 25% des cas s'il mesure plus de 1 cm. Ceux de moins de 1 cm dégénèrent plus rarement.
  • Cela explique que le dépistage par la coloscopie permette de diminuer de façon nette la mortalité puisqu'il dépiste des lésions  de petite taille.
  • Son risque augmente avec l'âge (après 50 ans), et s'il existe des antécédents dans la famille de cancer du côlon survenu avant l'âge de 50 ans.  
  • Un cancer au stade 1  (donc à son début) a plus de 90 % de chances de guérir.
  • Le dépistage organisé (anciennement appelé "dépistage de masse" ) a été mis en place en 2003. Il est effectué par le test Hemoccult (recherche de sang dans les selles). C'est une méthode simple, efficace et peu coûteuse. En cas de cancer, elle permet une fois sur 2 d'en découvrir un au stade 1, c'est-à-dire présentant toutes les chances d'être guéri. Ce dépistage est proposé (23 départements en 2008) à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans pratiquement dans tous les départements de France. En 2009 : il devrait l'être pour tous les départements.

Les facteurs de risque

Il semble qu'un certain nombre d'éléments prédisposent à développer un cancer du colon :

  • Les polypes du colon ou du rectum,
  • Les antécédents de maladie de Crohn  et d'une manière générale toutes les MICI ,
  • Les antécédents familiaux de cancer de ce type,
  • Certaines maladies génétiques,
  • L'alimentation semble augmenter les risques : l'alcool et les produits sucrés en grande quantité, la pauvreté des fibres dans l'alimentation, et l'excès de graisses animales.

Le dépistage

Il est effectué par un test simple, l'hémoccult II .  Il est indolore, réalisable chez soi, et permet de retrouver du sang dans les selles lorsque c'est le cas. Deux cas de figure :

  • Le test est positif (3% des cas) : cela signifie que du sang a été retrouvé dans les selles. Dans ce cas le médecin proposera une coloscopie destinée à retrouver un cancer ou simplement un polype qui serait à l'origine de ce saignement. Une biopsie est effectuée au cours de cet examen s'il existe des lésions douteuses.
  • Le test est négatif (97% des cas) : cela signifie que le test n'a pas retrouvé de sang dans les selles. mais il peut exister des "faux négatifs". C'est pourquoi, dans la tranche d'âge de 50 à 74 ans, on conseille d'effectuer à nouveau un test au bout de 2 ans et de consulter le médecin en cas de l'apparition de signes d'alerte.

Il y a 2 cas de figure, selon qu'on a moins ou plus de 50 ans.

Avant l'âge de 50 ans

Il n'est pas utile de faire un test de dépistage, car ce cancer est peu fréquent avant cet âge.

En revanche, il est essentiel de consulter le médecin si l'on repère des signes inhabituels :

  • Constipation ou diarrhée ou alternance des deux.
  • Découverte d'un saignement dans les selles
  • Douleurs abdominales inexpliquées et d'apparition récente
  • Amaigrissement sans raison

Cette vigilance est d'autant plus nécessaire si des membres de la famille proche (père, mère, frères, soeurs) ont été atteints par un cancer du colon ou de l'intestin.

Après l'âge de 50 ans

Dépistage individuel

  • Le dépistage est piloté par le médecin généraliste qui juge s'il y a ou non nécessité de le faire (signes, antécédents...).
  • Le dépistage du cancer colorectal se fait en deux temps : le test de recherche de sang dans les selles (HémoccultII®) et/ou la coloscopie.

Dépistage organisé

  • A côté de ce dépistage indidividuel, des campagnes de dépistage organisé sont faites chaque année en France. De l'ordre de 1 mois elles sont généralisées à toute la France. Elles s'adressent aux personnes âgées de 50 à 74 ans, à risque moyen, c'est à dire la population générale.
  • En pratique, les personnes de la tranche d'âge concernée sont invitées par courrier à aller retirer un test chez leur médecin traitant. Le médecin déterminera si le test est approprié ou non, en fonction des risques.

Les personnes à risque

Sujets à risque moyen (population générale)

  • A titre individuel, l'Hémoccult n'a aucun intérêt, c'est pourquoi les médecins ne prescrivent généralement pas d'Hémoccult à leurs patients et préfèrent directement prescrire une coloscopie.  La raison est que si les conditions de réalisation ne sont pas strictement réunies, la proportion de faux positifs est très importante.
  • En revanche, dans le cadre de campagne de "dépistage organisé" soumises à des conditions strictes de réalisation, l'Hémoccult trouve toute sa place. En effet, cela permet de retrouver 3 % de personnes avec un test Hémoccult positifs à qui sera alors proposé une coloscopie. Ainsi, un dépistage en entreprise par exemple, avec une participation de plus de la moitié des salariés permet de dépister efficacement car les protocoles de recueil et d'interprétation limitent les faux positifs.
  • L'Hémoccult est proposé tous les deux ans aux personnes de plus de 50 ans qui ne présentent aucun facteur de risque.
  • Les résultats de ce dépistage organisé sont encourageants, puisque on estime que la mortalité par cancer colorectal pourrait diminuer par ce moyen de 15 à 20 %, si bien sûr un nombre suffisant de personnes participent à ce dépistage (50%).

Sujets à risque élevé

Personnes ayant des antécédents personnels

  • Adénome unique  de plus de 1 cm, personnes porteuses d'un adénome villeux ou d'un cancer colorectal. Le contrôle coloscopique doit être fait au bout de 3 ans, puis 5 ans après si la première coloscopie  est normale.
  • Maladie de Crohn  ou rectocolite ulcérohémorragique avec inflammation de tout le côlon : coloscopie tous les 2 ans après 15 ans d'évolution de la maladie.

Personnes ayant des antécédents dans leur famille.

  • Cancer du côlon chez un parent du 1er degré (père,mère, frère, soeur) avant l'âge de 60 ans.
  • Cancer du côlon chez 2 parents du 1er degré quel que soit l'âge où ce parent a été atteint.

Dans ces deux cas, on effectue une coloscopie à partir de l'âge de 45 ans (ou 5 ans avant l'âge du premier cas apparu dans la famille), puis une coloscopie tous les 5 ans si la première coloscopie  est normale.

Sujets à risque très élevé

  • Personne porteuse d'une Polypose Adénomateuse Familiale (PAF) avec une mutation constitutionnelle pathologique (gène APC sur le chromosome 5).
  • Cancer du côlon héréditaire survenu sans polypose : c'est le syndrome de Lynch, encore appelé syndrome HNPCC. Cette affection concerne environ 2% de l'ensemble des cancers colorectaux. Ce syndrome est évoqué lorsque plusieurs membres d'une même famille sont atteints d'un cancer colorectal. Il est également observé chez ces personnes une plus grande fréquence des cancers du corps de l'utérus .
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Bonjour, je suis une femme de 35 ans. Mon père à été atteint d'un cancer du colon à l'âge de 64 ans. Pensez-vous que je puisse développer ce type de cancer à mon âge, et sinon à partir de quand me...

Vos témoignages

tagada
Souvent constipée j'ai eu un cancer colorectal en 2010
21/05/2012 08:06:53


je souffre de constipation depuis mon cancer des douleurs atroce dans tout l'abdomen et on vient de me découvrir 11 micros nodule hépatique je souffre beaucoup

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chouette
Cancer du colon: 2 ans après
24/04/2012 11:20:05


J'ai 86. On m'a diagnostiqué un cancer du colon il y a un an et demi. J'avais mal au ventre et des difficultés d'aller à scelle. Une coloscopie a décelé la présence d'une tumeur et après un...

ROMA
Cancer du colon
09/04/2012 13:39:42


J'AI EU LE CANCER DU COLON IL Y A DEUX ANS EN JUIN ET JE NE MAITRISE PAS LES DHIARREES QUAND CA SE DECLANCHE NUIT ET JOUR. CA NE PREVIENT PAS. JE SUIS CLOUE A LA MAISON ENTRE FAUTEUIL ET TOILETTES....


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source : http://www.santelog.com/news/cancerologie/obesite-consommation-d-alcool-et-risque-de-cancer-colorectal-un-trio-infernal_7715.htm